3 articles aléatoires

 
  Télé-sécurité (TLS) (1349)  
  La maison presbytérale (1470)  
  Le Centre Intercommunal d'Actions sociales (1441)  
   ( nombre de visites )  
 
 

les 3 articles les plus récents

 
  Réveillon 2017 - Flash infos (132)  
  Réveillon 2017 (56)  
  Menus Cantine - janvier et février 2018 (41)  
   ( nombre de visites )  
      Découvrir le village    Infos pratiques    Contacts utiles    A propos du site
 

Newsletter / Flash Infos

 
 

Adresse email

 
 

 
 

 
 

Connexion

 
 

Identifiant

 
 

 
 

Mot de passe

 
 

 
 

 
     
 
 
 
Marcellin Horus
 

Marcellin HORUS


Fils de Marc Horus et d'Anna Canavy, Marcellin était le cadet d'une famille de 6 enfants dont il fut le seul garçon. Il est né à Villesèquelande le 26 novembre 1908.

Après son succès au certificat d'études, Marcellin dut quitter l'école pour travailler à la forge de son père, métier de forgeron qu'il exercera pendant près de 40 ans. Après son service militaire dans l'artillerie en 1930, il réintègre la cellule familiale pour reprendre son métier de forgeron.

Marcellin Horus, le forgeron

Les conditions précaires de sa famille, les inégalités sociales et l'analphabétisme qui régnaient en ce début de siècle marquèrent profondément cet adolescent à l'esprit vif et courageux. Il comprit bien vite que sans combat, rien ne pourrait bouger. Naquit ainsi l'homme politique.

Malgré l'opposition de certains gros propriétaires terriens du village exerçant des pressions sur les ouvriers qui souhaitaient rentrer dans sa liste, il parvient avec trois autres jeunes engagés du village : Henri Campourcy, Clément Jalabert et Pierre Couderc, à se présenter aux suffrages de la population. Bien que battue, sa liste obtiendra un nombre de suffrages conséquent, lui créant quelques jalousies ou vindictes dans la village.

Le 21 janvier 1938, Marcellin épouse Louisette Brunel, fille de Pierre et de Clara Cazemajou. De cette union naîtront Annie, Marcel et Michelle.

Louisette, Annie et Marcellin en 1940

En 1939, la guerre éclate. Marcellin est rappelé sur le front en Belgique. Il sera blessé à la jambe par un éclat d'obus et sera rapatrié vers les siens. Dès juin 1940 il s'engage dans la Résistance aux côtés du député Henri Gout, du professeur Albert Picolo, de l'imprimeur Carbou, des Demons, Guille, etc... pour former le mouvement "Combat".

En 1942, Picolo et Gout sont arrêtés par la milice, d'autres sont en résidence surveillée. Sous l'impulsion de Louisette, son épouse, Marcellin adhère au Mouvement Uni de la Résistance aux côtés de Duffour, Marty, Carbou, etc... Après l'arrestation à Castelnaudary des principaux dirigeants de ce mouvement, ce réseau est décapité. MARCELLIN (c'est son nom de guerre) échappe une nouvelle fois à cette rafle. Il rejoint alors l'A.S. (armée secrète) secteur D par l'intermédiaire de Paul Bardoux de Montolieu et Nizet (alias Capitaine Léopold) et va contribuer à la formation du maquis de Montolieu. Il créera ainsi le "groupe Marcellin" dans lequel viendront s'y adjoindre Henri Campourcy, Clément Jalabert, Paul Catuffe, Elie Pons, Julien et Joseph Brunel, tous Villesèquois ainsi que René Capdevilla de Montolieu. Ces hommes signèrent un acte solennel d'engagement qui les mettait en demeure de servir la Résistance au péril de leur vie. Ce document est versé aux archives de la Résistance de l'Aude et figure sur le livre de l'Etat Major des Armées.

Ces noms qui font la gloire de notre village ne doivent pas être oubliés. Ceux qui ont connu le heures sombres de l'Occupation avec son lot de dénonciations, tortures et déportations, savent qu'il fallait une grosse dose de courage pour rentrer dans la clandestinité.

Le groupe Marcellin libèrera Villesèquelande en août 1944. Marcellin est désigné Membre Exécutif du Comité de Libération. Il deviendra maire de notre village le 28 septembre 1944 et le restera sans intérruption jusqu'à son retrait volontaire le 12 mars 1983. Il sera conseiller général du canton d'Alzonne en 1945. S'estimant pas assez instruit pour la députation qui lui est proposée par le Parti Socialiste lors de son premier congrès, il demandera de désigner à sa place son ami et camarade Georges Guille qui sera élu député de la 1ère circonscription de Carcassonne et deviendra peu de temps après Secrétaire d'Etat de la Quatrième République.

Le groupe FFi "Marcellin"

Outre ses mandats publics ou associatifs qu'il assumait inlassablement, Marcellin détenait des distinctions honorifiques :

  • Croix du Mérite Confédéral de l'Artisanat Français le 28 septembre 1954,
  • ieutenant de réserve par décret du 26 mai 1945,
  •  médaillé de la Résistance Française délivré le 6 septembre 1945
  • insigne FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) délivré par le Conseil National de la Résistance le 16 septembre 1945
  • Croix de combattant volontaire de la Résistance Française le 28 septembre 1961 (Marcellin attachait une importance particulière à cette distinction en raison de sa rareté, elle n'a été distribuée qu'aux grands résistants qui avaient intégré les réseaux dès les premières heures de l'Occupation.
  • Médaille d'honneur de la Jeunesse et des Sports le 20 janvier 1962
  • Plaquette de témoignage de la Reconnaissance Française pour services rendus à la Patrie au cours de la guerre 1939-1945, délivrée par le Ministère des Anciens Combattants le 20 novembre 1970
  • Médaille d'honneur de l'Union Fédérale des Anciens Combattants et Victimes de guerre le 16 mai 1982,
  • Chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur le 7 janvier 1982 remise à Villesèquelande par Jean Laurain, ministre des Anciens Combattants.

L'écrivain Joë Bousquet écrira dans "Une page de la Résistance" : A Marcellin, un camarade inconnu que j'ai admiré avant de savoir tout ce qu'il méritait".

Ce personnage charismatique, séducteur, très élégant, était toujours proche de ses administrés Villeséquois qu'il savait écouter.

Marcellin Horus nous a quitté le 16 juin 1999.

Marcellin, à gauche F. Mitterrand

Son fils Marcel, à qui j'ai "emprunté" sa biographie" dira en parlant de son père :

"Mon père était un homme très pudique qui forçait le respect. Il n'aimait pas arborer ses médailles ; il n'en avait pas besoin pour être reconnu car en quelque endroit qu'il se trouve dans le département et même au-delà, il se trouvait toujours une personne pour le hèler jovialement. ......... Sa mort m'a profondément touché. Il me laisse ainsi qu'à ma famille un message spirituel d'une impressionnante pureté".

Le 8 mai 2000, à l'occasion de la cérémonie commémorative de l'armistice de la Deuxième Guerre Mondiale, le nom de Marcellin Horus a été donné à une rue de Villesèquelande.

 
 
 
 
 

Copyright © Commune de Villesèquelande ® - 362350 visites - 1 visiteur en ligne en ce moment